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La question d’un centre géant de stockage des déchets à Pommerit le vicomte pose question ?

28 mars 2010, 09:11, par thierry raffin

A mon avis, Je pense que, là, les termes du problème sont bien posés. Il est évident que notre société (enfin pour être précis, nous en tant que consommateurs, mais aussi les industriels et les procès de fabrication et d’emballages, sous l’empire des mécanismes de l’offre et de la demande et des techniques du marketing qui y sont insufflés) produit des déchets, de plus en plus, et que dans le même temps en dépit des idées et des discours sur le tri et le traitement de ceux-ci, une partie de ces déchets résistent au recyclage.

Donc nécessairement se pose la question de savoir ce que l’on peut faire de tous ces déchets qui nous restent sur les bras ? et bien sûr la question apparait tout d’abord comme un problème pour la puissance publique et pour les élus qui sont en première ligne pour trouver les solutions. Et là il faut convenir que le problème n’est pas simple, car qui a envie aujourd’hui de vivre à côté d’un centre d’enfouissage. Car cette technique, apparait à notre conscience d’habitant-consommateur-citoyen comme une sorte de politique de l’autruche : "cacher ces déchets que je ne saurais voir..."

Mon chat parfois se cache derrière le rideau en pensant que je ne le voie pas, mais il a sa queue qui bouge, alors vous pensez bien que je n’ai pas de mal à le dénicher. Donc les déchets sont bien là sous nos pieds, intacts dans leur capacité potentielle de nuisance, de polution. Et puis ils s’accumulent tant que sous le tas, il y en a de toutes sortes, dont j’ignore la nocivité. Là ma conscience citoyenne se trouble et à plus d’un titre.
- Tout d’abord je me dis il y a les discours qui nous indiquent la possibilité de piste pour un véritable retraitement des déchets ultimes de telle sorte qu’ils puissent rentrer à nouveau dans le cycle de la production-consommation, ou bien être désactivé en quelque sorte de leur pouvoir de dégradation ; et puis la réalité nous revient en face, en plein figure comme dans l’histoire du boomerang ,
- puis il y a cette question qui mériterait d’être posée : quelles sont les alternatives à l’enfouissage ? sans doute en existe-t-il ? mais sans doute aussi sont-elles plus couteuses. Mais que veut-on au final ? quels doivent être les critères de choix ? Ou est la cohérence entre le discours sur le développement durable et la réalité économique pour faire court ?
- et puis puisqu’il est question de choix : qui choisit ? qui peut choisir ? qui doit choisir ? quel rapoprt de force entre le pouvoir de la puissance publique et celui des élus ? quel équilibre entre les différentes catégorie d’élus (j’allais dire un gros mot "la hierarchie des élus" ? et surtout encore cette question : quelle place des citoyens-consommateurs dans ce processus de décision ?
- et pour décider il faut être informé : alors quelle information des citoyens ? information pour faire un choix : accepter ou refuser car c’est une question immédiate ; mais il y a aussi une autre question immédiate, du moins qui emporte des choix permanents et quotidiens quant à l’usage des produits qui génèrent ces déchets...et là nous rentrons dans la problèmatique de l’éducation citoyenne.

Nous sommes bien donc au coeur de notre sujet : il n’y aura sans doute aucune solution durable à la gestion des déchets sans impliquer les citoyens sur cette question. Les déchets risquent de continuer allégrement à s’accumuler et il faudra un jour bâtir nos maisons sur nos déchets.
Donc pas de solution, pas d’issue sans la participation des citoyens. C’est aussi cela la démocratie participative en actes, au delà des mots.

Cela pourrait être mon dernier mot, mais je m’aperçois que s’agissant de ce que je peux savoir pour le moment de la question plus particulière du projet de Pommerit le Vicomte, il y a aussi une autre question : bien sûr avant que les citoyens changent leurs habitudes et surtout que cette volonté de recyclage soit inscrite même dans les procès de production et de fabrication, il va bien falloir répondre au problème de savoir où vont les camions remplis de ces déchets. S’il faut les enfouir, le territoire est vaste : alors quels sont les critères de choix d’un lieu plutôt qu’un autre ? qui dit que c’est mieux ici ou là ? et que peut-on penser de ce seul point de vue du projet de Pommerit : là il nous faut plus d’information, tenter de ce projeter dans le réel...être et rester sur le terrain.

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