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Forum Citoyen Leff Ar Mor
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Nous sommes devenus les prisonniers des évolutions technologiques. Les talus ainsi que les bords de routes sont aujourd’hui traités par des broyeuses. Les rigoles d’écoulement sont réalisées par des tractopelles. Résultats : les fossés se remplissent au fil des années de broyats d’herbe ou de végétaux, les buses installées à l’entrée des champs se bouchent, l’eau ne s’écoule plus, et en cas de fortes pluies les fossés se transforment en mares puis débordent sur la chaussée qui reste humide et se dégrade.
Nous avions la solution mais nous les avons éradiqués : les cantonniers. Décriés pour trop « se soutenir au manche de leur pelle », critiqués pour leur « cadence infernale à manier la faucille », houspillés pour le temps passé à discuter, vilipendés pour leur soif chronique, considérés comme des employés de second ordre, il ne pouvait rester qu’une seule solution : les faire disparaître car inutiles pour la société. C’est ce que nous avons fait.
Il n’empêche que les bords de routes étaient propres, les fossés étaient curés, les rigoles d’écoulement étaient réalisées correctement, l’eau ne stagnait pas. En période des pluies, les enfants s’appropriaient les ruisseaux au bord desquels ils s’amusaient à toutes formes de jeux : bateaux, moulins, …….
Séquence nostalgie ? Sans doute un peu mais aujourd’hui on ne fait pas mieux malgré les engins mis en service ou tous les techniciens, tous plus intelligents ou plus diplômés les uns que les autres, qui ont été recrutés pour se pencher sur la sauvegarde de notre environnement ou sur la qualité de l’eau. Quand on voit toutes ces rivières, et il en a de plus en plus tous les ans, qui débordent dès que les pluies s’intensifient un peu, on peut s’interroger pourquoi toutes les dragues ont été mises au cimetière sans autre idée de remplacement. Conséquences : le niveau de la vase dans le lit des rivières augmente, le volume disponible pour l’eau diminue, les rivières sortent de leur lit.
Ces raisonnements peuvent paraître quelque peu simplistes mais ils ont pour but essentiel de pointer du doigt le manque chronique d’entretien de nos fossés et de nos cours d’eau même si, pour ces derniers, les pêcheurs y participent avec leurs moyens limités.
Pour conclure sur les cantonniers, peut être qu’un de nos scientifiques a conservé une cellule souche qui permettrait de faire revivre « l’espèce » qui, vue avec du recul, se révéla très précieuse.

Alain Collet
Président l’association « Forum Citoyen Leff Ar Mor »


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Vos commentaires

  • Le 3 mars 2014 à 17:37, par J-F NICOL En réponse à : NOS CHERS DISPARUS : LES CANTONNIERS

    on ne peut que partager ce constat mais en attendant la solution magique ou scientifique permettant de retrouver ces personnages ( par ailleurs souvent très attachants , instruits de la vie locale et de la nature ) , je doute que notre société actuelle accepte de financer la création de ce type d emplois ! A coup sur la moindre augmentation d impôt serait vite contestée .il est vrai aussi que les marges en la matière sont désormais très faibles
    N est il pas aussi une solution,tenant probablement à l application des règles du code rural ou urbain (sic ,) par lesquelles les propriétaires ont l obligation d entretenir leurs trottoirs ..pourquoi ne pas l appliquer ou l adapter aux fossés .
    Quant aux rus , ruisseaux , rivières , je ne suis , non guère optimiste quant à l acception par certains écologistes , un tant soit peu radicaux , de l utilité de les curer .
    Au total , il est à craindre qu en ces matières , comme dans d autres : tant que l’absence d entretien ne nuira pas économiquement , les choses se seront laisser en l état .Des pistes sont peut être aussi à creuser ( !)parmi les volontaires du service civique ).

    Répondre à ce message

  • Le 6 mars 2014 à 18:25, par nicol En réponse à : NOS CHERS DISPARUS : LES CANTONNIERS

    voir sur ce sujet , la réponse du sénat à une question posée et aussi un artcile relatif aux obligations d entretien des fossés - sur Google (deuxieme réaction la première semble s etre perdue ...je teste le fonctionnement du site avant d ’écrire plus sur le sujet )

    Répondre à ce message

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NOS CHERS DISPARUS : LES CANTONNIERS
6 mars 2014, par nicol

voir sur ce sujet , la réponse du sénat à une question posée et aussi un artcile relatif aux obligations d entretien des fossés - sur Google (deuxieme réaction la première semble s etre perdue ...je teste le fonctionnement du site avant d ’écrire plus sur le sujet )

NOS CHERS DISPARUS : LES CANTONNIERS
3 mars 2014, par J-F NICOL

on ne peut que partager ce constat mais en attendant la solution magique ou scientifique permettant de retrouver ces personnages ( par ailleurs souvent très attachants , instruits de la vie locale et de la nature ) , je doute que notre société actuelle accepte de financer la création de ce type d emplois ! A coup sur la moindre augmentation d impôt serait vite contestée .il est vrai aussi que les marges en la matière sont désormais très faibles
N est il pas aussi une solution,tenant probablement à l application des règles du code rural ou urbain (sic ,) par lesquelles les propriétaires ont l obligation d entretenir leurs trottoirs ..pourquoi ne pas l appliquer ou l adapter aux fossés .
Quant aux rus , ruisseaux , rivières , je ne suis , non guère optimiste quant à l acception par certains écologistes , un tant soit peu radicaux , de l utilité de les curer .
Au total , il est à craindre qu en ces matières , comme dans d autres : tant que l’absence d entretien ne nuira pas économiquement , les choses se seront laisser en l état .Des pistes sont peut être aussi à creuser ( !)parmi les volontaires du service civique ).