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En littérature, c’est le mouvement OuLiPo, avec des auteurs comme par exemple Georges Pérec et Italo Calvino, qui instaure la contrainte comme point d’entrée pour ouvrir de nouvelles formes de littérature. Vous imaginez qu’écrire un roman sans utiliser une seule fois la lettre « E » - et à fortiori le lire- est impossible ? Lisez « La Disparition » de Georges Pérec et vous verrez que c’est possible !

Sur le plan des capacités physiques humaines, ne dit-on pas que la disparition d’un sens ou d’un membre permet de développer des capacités supplémentaires ? Par exemple, bandez-vous les yeux, vous saurez rapidement développer votre sens de l’ouïe et du toucher. J’ai récemment explosé mon épaule gauche : incroyable ce que parvenait à faire mon seul bras droit !

Dans le domaine des entreprises, en particulier industrielles, que je connais bien pour y pratiquer mon métier de consultant, j’ai vu de la contrainte naître les meilleures performances : on manque de place ? on range mieux et moins de choses. On manque d’argent pour investir ? on invente de nouvelles formes de communication, de coopérations, de partenariats. Les délais demandés sont très courts ? On fait bien du premier coup et on gagne même de nouveaux clients parce qu’on garantit désormais le délai...

Regardez par exemple le dernier palmarès du "Trophée des usines".
(A mon avis la seule contrainte avec laquelle il ne faut pas jouer c’est le capital humain et de compétences, mais ce serait un autre article).

Dans l’espace des relations sociales, il y a la contrainte des autres. « L’enfer, c’est les autres » disait Sartre. Au contraire, dans la rue comme sur internet, se placer sous le regard des autres oblige à adopter des comportements vertueux, à développer des arguments, à conserver une cohérence …

Et travailler avec les autres, dans le cadre d’une association par exemple, nous apporte la richesse du travail en équipe, et nous fait progresser individuellement et collectivement.
Nous passons alors de la coopération (chacun réalise une part de l’ensemble) à la collaboration (tous participent à l’ensemble). Voyez à ce sujet le guide pratique du travail collaboratif de la Ville de Brest.

Enfin, nous arrivons à notre utilisation des ressources de la planète. Maintenant le monde entier a compris que nous vivions sur une planète finie avec des ressources finies (fini au sens de limitées en nombre, bien sûr). L’évolution vers des modes de vie (et donc de production) soutenables est inéluctable, et la contrainte principale va être la rapidité de l’atteinte de ces limites, principalement énergétiques mais aussi en matériaux rares, et aussi en eau, sans laquelle aucune vie ne sera possible.

Alors on peut faire des plans sur 30 ans qui n’engageront personne et qui ne porteront pas d’amélioration suffisante, chaque lobby gardant ses intérêts.

On peut aussi s’imposer des contraintes qui apporteront les solutions pour le monde de demain.

Peut-on imaginer un avion sans carburant pétrolier pour faire le tour du monde ? Cela existe avec le magnifique projet Solar Impulse.

Le carburant parvient à un prix exorbitant pour les gens qui travaillent ? On voit le co-voiturage se développer très rapidement et s’organiser à grande échelle, dans les entreprises et les collectivités.

On pourrait remplir des pages et des pages d’exemples : le gaspillage naît de la profusion et de la facilité, les solutions performantes naissent de la contrainte. Et vous, quelles contraintes allez-vous vous appliquer pour trouver de nouvelles voies d’amélioration ?


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Vos commentaires

  • Le 2 juin 2011 à 08:51, par Pascal En réponse à : Eloge de la contrainte

    Pas encore de réaction, alors j’en profite pour vous donner d’autres exemples de "créativité" obtenue par suppression ou limitation d’une ressource :

    Un pays qui décide de sortir du nucléaire va développer plus rapidement une industrie et des techniques liées aux énergies renouvelables. Ça vous rappelle quelque chose ?

    [Vu à la télé hier] Des agriculteurs français qui souffraient de manière chronique de la sécheresse ont investi il y a 10 ans dans des systèmes d’irrigation à partir des stations d’épuration des zones urbaines. Cette année ils ne souffriront pas - ou beaucoup moins que les autres - de la sécheresse.

    Qu’en pensez-vous ?

    Répondre à ce message

    • Le 12 juin 2011 à 14:50, par roselyne En réponse à : Eloge de la contrainte

      Je reconnais bien là l’esprit tolérant, pertinent et source de réflexions de Pascal,,,evidement que nous gaspillons,, sans souvent nous en rendre compte,,
      l’effort porterai donc sur une prise de conscience de notre quotidien énergétique,, pour essayer d’en diminuer l’impact,,,
      mais on peut se poser la question s’il existe une volonté politique de mettre en oeuvre l’application de contraintes ,,,ou de prêter encore l’oreille aux chants des sirènes des"lobby" ???
      La solution est dans la créativité,, je suis arrivée aux mêmes conclusions,,,
      la créativité est le propre de l’humain,,, encore faut-il qu’il la libère des carcans de la mode/pensée de son époque,,, mais cela a toujours été le problème des créatifs ,,incompris de leur époque parceque visionnaires,, encensés ensuite ,,,,bon,, je vais réfléchir pour mon "petit pré carré" ou est le laxisme,,,,

      Répondre à ce message

    • Le 16 juillet 2011 à 12:27, par thierry En réponse à : Eloge de la contrainte

      Deux petites réflexions Pascal en forme d’interrogation à la lecture de ce beau point de vue plein d’expérience et de sagesse :
      - Faut-il attendre de se retrouver en situation de contrainte ou bien faut-il anticiper et se donner soi-même des contraintes pour avancer dans la bonne direction ? ou formulé autrement pour l’âne, la contrainte joue-t-elle le rôle du bâton ou bien celui de la carotte - si on veut bien accepter l’idée que somme toute la contrainte peut être une source de motivation ?
      - Encore un petit effort et peut-on accepter l’idée qu’avant même que la contrainte ne joue comme un obstacle à l’atteinte de l’objectif, à la poursuite du chemin, il y a lieu de s’interroger sur l’objectif ou le chemin ? suivons-nous le bon chemin , poursuivons nous le bon objectif ? D’autres voies n’existent-elles pas pour échapper à la contrainte ? Accepter notre propre finitude et la finitude du monde et de ses ressource est une disposition de l’esprit qui peut ouvrir à cette vérité de l’impermanence et de l’interdépendance de toutes choses.

      Sur le dernier exemple de Pascal, bien sûr que je le suis sur cette idée que se donner comme contrainte de ne pas poursuivre dans la voie du nucléaire permet d’ouvrir le possible des énergies renouvelables à une échelle suffisante pour faire face à notre consommation énergétique ; mais ne serait-il pas déjà plus raisonnable d’envisager de nouvelles voies plus économes de l’énergie, d’accepter de mettre un pull-over chez soi au coeur de l’hiver pour supporter les 18°C plutôt que de chauffer à 20° ou 22°C ? Et on pourrait sans doute multiplier ainsi les exemples qui nous conduira ient à moins manger de viande, à consommer moins d’eau, à voyager moins...

      Renoncer au confort nous apparaît aujourd’hui comme une contrainte, mais tout est affaire de représentation. On pourrait tout aussi bien imaginer que cela soit un idéal de vie ?

      Thierry

      Répondre à ce message

    • Le 1er août 2011 à 13:10, par Naturophile En réponse à : Eloge de la contrainte

      Cher Pascal, en vacances par ici, j’en profite pour m’aérer les jambes ...et l’esprit . J’ai aimé votre "éloge de la contrainte" si bien appliquée par ces Oulipiens de Georges Pérec , Italo Calvino et d’autres ... Contrainte de départ qui a conduit à tant de petits chefs d’oeuvre comme ma dernière lecture, "Le Baron Perché", et bien d’autres jeux littéraires, voire philosophiques, à déguster sans retenue en vacances ...Mon plaisir de vous lire s’est atténué au 2ème message, mais je voudrais relancer le débat, car c’est bien cela que vous nous invitiez à faire ?
      Voici ma requête : Pourquoi avoir si vite quitté la compagnie délicieuse de Georges Pérec et son complice Italo Calvino, et pourquoi êtes-vous retourné si vite sur le plancher des vaches, que notre Baron Perché a si bien fait de déserter, malgré toutes les contraintes qu’il a du accepter ? Je ne saisis pas non plus pourquoi je devrais, la France entière avec moi, faire l’éloge du lobby agricole qui a trouvé le "tuyau" pour ne rien changer à ses pratiques dévoreuses d’eau ? Pourquoi avoir choisi un si mauvais exemple ? Expliquez-moi, s’il vous plaît, Pascal, car, pour ma part, j’y vois plutôt , non pas l’éloge, mais au contraire, le refus de toute contrainte !
      Ensuite, l’éloge de la contrainte est tombée dans ce que nous nous sommes habitués ( tenez, l’habitude , voilà bien une méchante contrainte dont personne ne peut faire l’éloge ! ) à appeler "des questions sociales",pour les mettre aussitôt dans le placard appelé "réponses sociales"...
      Ainsi, de légère et estivale, la jubilation que vous aviez déclenché est devenue réflexion sérieuse, préoccupation, , inquiétude, nécessité, prévoyance, et au lieu du bel été, c’est l’hiver qui s’est annoncé, avec ses rhumes et ses cache-nez ! Bref, le monde est redevenu sérieux, pantouflard, comme ce n’est pas permis dans ce trop court été ...!
      Pour essayer de revenir à nos amis communs, les livres, j’aimerais citer de nombreux "éloges", mais 3 seulement me reviennent : "Eloge de la Folie", "Eloge de la Fuite", "Eloge de la Paresse"... ma culture est assez limitée, comme vous voyez ; au fond, c’est un comble d’aller louanger des dérangements mentaux et des vices ! Ou alors, c’est le comble du paradoxe , qui fait l’éloge de la liberté en faisant l’éloge de la contrainte ? Courage, fuyons !!! Retournons dans les arbres, jusqu’à la cime, dans la "cassiopée"au si joli nom , où l’air est celui du large, rafraîchissant comme une glace italienne ...
      Mais un dernier doute m’a traversé l’esprit : pourquoi laisser tomber une contrainte, si c’est pour aller s’enfermer dans une autre ? Je propose un début de réponse : c’est comme dans la mode, tout nouveau, tout beau ; la règle nouvelle, acceptée librement, comme un jeu ( " La règle du jeu" des Surréalistes ), elle n’enferme pas encore ; au contraire, elle libère, elle ouvre sur un espace infini où l’imaginaire va se déployer , découvrir de nouveaux continents ...
      C’est comme dans la vie : pas de contrainte dont nous ferions un éloge sincère si cette contrainte n’ouvre pas sur des chemins de liberté ; une liberté à réinventer chaque jour, qui n’oublie personne , comme dans le poème de Yan Ber Piriou qui commence ainsi : "Hent ebet din, met ar Vuhez" ...
      Je vous l’offre en remerciement, cher Pascal , pour nous avoir rappelé la gratuité généreuse de la littérature ...

      Répondre à ce message

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Eloge de la contrainte
2 juin 2011, par Pascal

Pas encore de réaction, alors j’en profite pour vous donner d’autres exemples de "créativité" obtenue par suppression ou limitation d’une ressource :

Un pays qui décide de sortir du nucléaire va développer plus rapidement une industrie et des techniques liées aux énergies renouvelables. Ça vous rappelle quelque chose ?

[Vu à la télé hier] Des agriculteurs français qui souffraient de manière chronique de la sécheresse ont investi il y a 10 ans dans des systèmes d’irrigation à partir des stations d’épuration des zones urbaines. Cette année ils ne souffriront pas - ou beaucoup moins que les autres - de la sécheresse.

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  • Eloge de la contrainte
    12 juin 2011, par roselyne
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    Je reconnais bien là l’esprit tolérant, pertinent et source de réflexions de Pascal,,,evidement que nous gaspillons,, sans souvent nous en rendre compte,,
    l’effort porterai donc sur une prise de conscience de notre quotidien énergétique,, pour essayer d’en diminuer l’impact,,,
    mais on peut se poser la question s’il existe une volonté politique de mettre en oeuvre l’application de contraintes ,,,ou de prêter encore l’oreille aux chants des sirènes des"lobby" ???
    La solution est dans la créativité,, je suis arrivée aux mêmes conclusions,,,
    la créativité est le propre de l’humain,,, encore faut-il qu’il la libère des carcans de la mode/pensée de son époque,,, mais cela a toujours été le problème des créatifs ,,incompris de leur époque parceque visionnaires,, encensés ensuite ,,,,bon,, je vais réfléchir pour mon "petit pré carré" ou est le laxisme,,,,

  • Eloge de la contrainte
    16 juillet 2011, par thierry
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    Deux petites réflexions Pascal en forme d’interrogation à la lecture de ce beau point de vue plein d’expérience et de sagesse :
    - Faut-il attendre de se retrouver en situation de contrainte ou bien faut-il anticiper et se donner soi-même des contraintes pour avancer dans la bonne direction ? ou formulé autrement pour l’âne, la contrainte joue-t-elle le rôle du bâton ou bien celui de la carotte - si on veut bien accepter l’idée que somme toute la contrainte peut être une source de motivation ?
    - Encore un petit effort et peut-on accepter l’idée qu’avant même que la contrainte ne joue comme un obstacle à l’atteinte de l’objectif, à la poursuite du chemin, il y a lieu de s’interroger sur l’objectif ou le chemin ? suivons-nous le bon chemin , poursuivons nous le bon objectif ? D’autres voies n’existent-elles pas pour échapper à la contrainte ? Accepter notre propre finitude et la finitude du monde et de ses ressource est une disposition de l’esprit qui peut ouvrir à cette vérité de l’impermanence et de l’interdépendance de toutes choses.

    Sur le dernier exemple de Pascal, bien sûr que je le suis sur cette idée que se donner comme contrainte de ne pas poursuivre dans la voie du nucléaire permet d’ouvrir le possible des énergies renouvelables à une échelle suffisante pour faire face à notre consommation énergétique ; mais ne serait-il pas déjà plus raisonnable d’envisager de nouvelles voies plus économes de l’énergie, d’accepter de mettre un pull-over chez soi au coeur de l’hiver pour supporter les 18°C plutôt que de chauffer à 20° ou 22°C ? Et on pourrait sans doute multiplier ainsi les exemples qui nous conduira ient à moins manger de viande, à consommer moins d’eau, à voyager moins...

    Renoncer au confort nous apparaît aujourd’hui comme une contrainte, mais tout est affaire de représentation. On pourrait tout aussi bien imaginer que cela soit un idéal de vie ?

    Thierry

  • Eloge de la contrainte
    1er août 2011, par Naturophile
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    Cher Pascal, en vacances par ici, j’en profite pour m’aérer les jambes ...et l’esprit . J’ai aimé votre "éloge de la contrainte" si bien appliquée par ces Oulipiens de Georges Pérec , Italo Calvino et d’autres ... Contrainte de départ qui a conduit à tant de petits chefs d’oeuvre comme ma dernière lecture, "Le Baron Perché", et bien d’autres jeux littéraires, voire philosophiques, à déguster sans retenue en vacances ...Mon plaisir de vous lire s’est atténué au 2ème message, mais je voudrais relancer le débat, car c’est bien cela que vous nous invitiez à faire ?
    Voici ma requête : Pourquoi avoir si vite quitté la compagnie délicieuse de Georges Pérec et son complice Italo Calvino, et pourquoi êtes-vous retourné si vite sur le plancher des vaches, que notre Baron Perché a si bien fait de déserter, malgré toutes les contraintes qu’il a du accepter ? Je ne saisis pas non plus pourquoi je devrais, la France entière avec moi, faire l’éloge du lobby agricole qui a trouvé le "tuyau" pour ne rien changer à ses pratiques dévoreuses d’eau ? Pourquoi avoir choisi un si mauvais exemple ? Expliquez-moi, s’il vous plaît, Pascal, car, pour ma part, j’y vois plutôt , non pas l’éloge, mais au contraire, le refus de toute contrainte !
    Ensuite, l’éloge de la contrainte est tombée dans ce que nous nous sommes habitués ( tenez, l’habitude , voilà bien une méchante contrainte dont personne ne peut faire l’éloge ! ) à appeler "des questions sociales",pour les mettre aussitôt dans le placard appelé "réponses sociales"...
    Ainsi, de légère et estivale, la jubilation que vous aviez déclenché est devenue réflexion sérieuse, préoccupation, , inquiétude, nécessité, prévoyance, et au lieu du bel été, c’est l’hiver qui s’est annoncé, avec ses rhumes et ses cache-nez ! Bref, le monde est redevenu sérieux, pantouflard, comme ce n’est pas permis dans ce trop court été ...!
    Pour essayer de revenir à nos amis communs, les livres, j’aimerais citer de nombreux "éloges", mais 3 seulement me reviennent : "Eloge de la Folie", "Eloge de la Fuite", "Eloge de la Paresse"... ma culture est assez limitée, comme vous voyez ; au fond, c’est un comble d’aller louanger des dérangements mentaux et des vices ! Ou alors, c’est le comble du paradoxe , qui fait l’éloge de la liberté en faisant l’éloge de la contrainte ? Courage, fuyons !!! Retournons dans les arbres, jusqu’à la cime, dans la "cassiopée"au si joli nom , où l’air est celui du large, rafraîchissant comme une glace italienne ...
    Mais un dernier doute m’a traversé l’esprit : pourquoi laisser tomber une contrainte, si c’est pour aller s’enfermer dans une autre ? Je propose un début de réponse : c’est comme dans la mode, tout nouveau, tout beau ; la règle nouvelle, acceptée librement, comme un jeu ( " La règle du jeu" des Surréalistes ), elle n’enferme pas encore ; au contraire, elle libère, elle ouvre sur un espace infini où l’imaginaire va se déployer , découvrir de nouveaux continents ...
    C’est comme dans la vie : pas de contrainte dont nous ferions un éloge sincère si cette contrainte n’ouvre pas sur des chemins de liberté ; une liberté à réinventer chaque jour, qui n’oublie personne , comme dans le poème de Yan Ber Piriou qui commence ainsi : "Hent ebet din, met ar Vuhez" ...
    Je vous l’offre en remerciement, cher Pascal , pour nous avoir rappelé la gratuité généreuse de la littérature ...